mercredi 21 mars 2012

Gâteau aux araignées...

Aujourd'hui, ce n'est pas une recette que je vous propose, mais bien une découverte culinaire, le genre de truc dont on lit le nom et on se dit: « Il faut que j'y goûte, ça sonne trop bizarre! ».

Alors voilà, il y deux ans déjà, Monsieur Mange-Tout et moi sommes allés en vacances avec mes parents à Sea Isle, sur la côte est des États-Unis, où j'ai passé les premiers étés de ma vie. Un soir, nous nous sommes rendus à Wildwood (ce n'est pas l'action qui manque là-bas mes amis!), question de prendre une marche sur la longue promenade qui longe la plage. Magasins de t-shirts aux couleurs hallucinantes, grande roue, tour de Monster Trucks, on y trouve de tout quoi...! Entre les oréos frits (!?) et la barbe à papa, un aliment à particulièrement attiré mon attention: les fameux funnel cakes...

Le fameux funnel cake américain
Ce sont nos expériences personnelles qui forgent notre personnalité disent certains, hein? Eh bien dans mon cas, le mot anglais funnel éveille en moi un sentiment poilu de dégoût...! En effet, en Australie, la funnel spider est une araignée très agressive, dont la morsure est dangereuse pour l'Homme; il fallait s'en tenir loin, quoi! Vous comprendez donc que j'étais bien curieuse de voir quel genre de gâteau le funnel cake était! Haha, heureusement, j'avais Monsieur Mange-Tout à mes côtés qui s'est tout de suite porté volontaire pour goûter à la bête...

Résultat: une pâte frite entremêlée (dont le goût ressemble beaucoup à celui des churros espagnols) soupoudrée de sucre glace. Le genre de truc que je ne peux manger qu'à très petites doses, je n'aime pas particulièrement la friture, mais Monsieur Mange-Tout a semblé apprécier l'expérience.

Bref, si vous passez par Wildwood, n'oubliez pas d'essayer un gâteau aux araignées... euh... un funnel cake!

Je vous laisse avec une photo que j'ai prise il y a cinq ans dans notre jardin en Australie; ce n'est pas une funnel spider, mais...

Un éléphant qui se balançait, sur une toile-toile-toile d'araignée...

mardi 20 mars 2012

Potage à la patate douce, ou un vent de fraîcheur en Espagne

Bon, je sais que j'arrive comme un cheveux sur la soupe (piêtre jeu de mots dans le contexte, je vous l'accorde!) avec la température clémente qui règne sur le Québec depuis quelques jours, mais pour la première fois depuis très longtemps, il fait aujourd'hui plus froid à Grenade qu'à Montréal. En voyant le ciel gris et le thermomètre qui indiquait 5 degrés celsius en me levant ce matin, j'ai toute de suite eu envie d'un bon potage à la patate douce.

Ce potage, je l'ai fait plusieurs fois au cours des trois dernières années, tout le monde a toujours bien apprécié, surtout Monsieur Mange-Tout, qui a même voulu apprendre à la faire lui-même. Quoi de mieux qu'une bonne soupe chaude et veloutée, un superbe mélange entre le sucré de la pomme de terre et le salé du fromage de chèvre!? De plus, l'arôme assez prononcée du romarin se marie parfaitement avec ces derniers et ajoute une petite touche de couleur. Alors quand les temps sont gris et froids, Mesdames et Messieurs, à vos chaudrons!

(Pour 4 personnes)

Ingrédients:

  • 2-3 grosses patates douces
  • 1 oignon, finement haché
  • 2 gousses d'ail, écrasées
  • 3-4 tasses de bouillon de poulet 
  • 2 c. à table d'huile d'olive
  • Sel et poivre au goût
  • 1 c. thé de romarin frais (ou 1/2 de romarin séché)
  • Un petit contenant de fromage de chèvre crémeux ou yogourt grec 
  • Quelques branches de romarin frais pour décorer 

Préparation:

  1. Peler l'oignon et le hacher finement. Dans une grande casserole à feu élevé, faire revenir l'oignon et les gousses d'ail entières dans l'huile d'olive jusqu'à ce que l'oignon brunisse (3-5 minutes). 
  2. Ajouter les patates douces (pelées et coupées en gros cubes), le bouillon de poulet et les épices.
  3. Porter le mélange à ébullition et laisser mijoter de 20 à 25 minutes ou jusqu'à ce que la chair des patates soit tendre. 
  4. Mettre la soupe dans le mélangeur et réduire en purée. Si le mélange est trop épais, ajouter du bouillon.
  5. Servir avec des branches de romarin frais et du fromage de chèvre émietté ou une cuillière à table de yogourt grec.

*Se congèle très bien pour les lunchs et les dîners rapides.

Cuisiner autrement, c'est...

Avenida de la Constitución, Granada, España
Cuisiner autrement... Il ne s'agit pas ici de cuisiner sans gluten, sans viande (quoique j'affectionne particulièrement la nourriture végétarienne) ou sans cholestérol, mais bien de faire le tour du monde dans le confort de sa cuisine.

Je ne suis pas très polie, dis-donc! Je me présente: Élya, québécoise d'origine et étudiante de dernière année en traduction et interprétation, je vis présentement dans le sud de l'Espagne avec Monsieur Mange-Tout. Au cours de la dernière décennie, j'ai vécue au Queensland, en Australie, ainsi qu'à Hambourg, une ville située au nord-ouest de l'Allemagne et fait plusieurs voyages autour du globe. 
Der Hafen, Hamburg, Deutschland

La cuisine, entre le ménage, le lavage, les études, la famille et les amis, n'est pas une corvée, mais bien un plaisir pour moi. C'est une activité qui me détend et qui me permet d'exprimer ma créativité. Chaque pays présente son intérêt et ses particularités culinaires qui influencent grandement ma cuisine de tous les jours.

Des Rotkohl allemand à la paella espagnole, en passant par les steaks de kangourou australiens et les pupusas du El Salvador, sans bien sûr oublier le bon pouding chômeur québécois, tous ceux et celles qui ont soif de variété, ce blog est pour vous!


Parque nacional Manuel Antonio, Costa Rica
Sur ce, bonne visite et surtout, bon appétit!